De toute façon, ça ne sert à rien

Motivation tip #32

"De toute façon, ça ne sert à rien"
Pourquoi y mettre de l'énergie ?

Certaines actions semblent si inutiles qu'elles nous figent dans la non-action, la non-motivation : pourquoi s'investir dans quelque chose qui n'apporte rien, sans valeur perçue, sans lien avec des valeurs profondes, ou sans motivation intrinsèque.

Comment sortir de cette non-motivation ?

Première étape : Analyse motivationnelle.

L'idée est de révéler les facteurs de motivation et de démotivation qui sont en jeu, et de les "travailler" pour modifier le sentiment global de motivation (voir "tips" #1 à #7).

Si ça ne fonctionne pas, on passe à la suite.

Deuxième étape : Compréhension

Le problème vient du doute qu'on a sur l'utilité de l'action. On peut échanger avec les personnes qui demandent cette action, pour mieux les comprendre et pour mieux la comprendre.
Pourquoi pensent-ils que l'action est souhaitable ? Pourquoi est-ce que j'ai des doutes ? En quoi l'action est-elle utile, vaut le coup, a de la valeur ?

Cet échange fait évoluer les choses chez soi et chez l'autre, et peut même modifier la demande initiale.

Troisième étape : Décision

Plusieurs situations :

  • On a mieux compris, on adhère à l'utilité de l'action.
    Ça ajoute un facteur de motivation par adhésion, ça modifie l'équilibre des motivations, ça débloque la non-motivation.

  • Ou alors, on a mieux compris et on est davantage convaincu de l'inutilité de l'action.
    On peut alors décider de ne pas la faire.
    On sort de la non-motivation pour devenir motivé pour la non-action (nuance importante).

  • Ou encore, on n'a pas mieux compris, et on peut choisir de faire confiance même si on ne comprend pas tout.
    Ça déplace le problème : la question passe de "agir" à "choisir de faire confiance pour cette action".

  • Ou encore, on n'a pas mieux compris et on n'a pas vraiment confiance.
    Retour à la deuxième étape en échangeant avec d'autres personnes.

La pire situation est l'argument "fais ce qu'on te dit parce que c'est comme ça". Aïe !

  • Si cela n'a pas d'importance, alors n'importe, on peut décider d'agir ou de ne pas agir, tant qu'on est d'accord avec son choix. Mais on ne sort pas de la non-motivation. Au moins on sort de l'indécision.

  • Plus grave : cet argument massue peut entraîner un choix de soumission (action) ou de rébellion (non-action). Dans les deux cas, le besoin d'autonomie (vouloir ce qu'on fait) est mis à mal et cela va générer du mal-être, voire de la colère ou de la rancune durable qui ne peut que parasiter les relations ultérieures.
    Situation à éviter ou à régulariser sans trop attendre.

  • Pour modérer mes propos, lorsque le respect de l'autorité est une valeur personnelle, il est bon d'agir selon cette valeur, bien sûr :-) La question de la motivation ne porte alors plus sur l'action mais sur le respect de l'autorité.

Mise en pratique #32

À paraître dans quelques semaines.

Et ensuite ?

Dans le "Motivation tip" #33, je parlerai de l'influence des émotions sur la motivation.


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