De toute façon, je n'y peux rien

Motivation tip #30

"De toute façon, je n'y peux rien"
Incompétence, incapacité, manque de confiance

"Inutile d'y mettre de l'énergie, je n'y arriverai pas, je ne suis pas assez fort/compétent/confiant".
Il y a des solutions pour se remotiver et se remettre en action malgré ce ressenti d'incompétence.

Premier cas : ce qu'on ressent est vrai : on est vraiment incompétent

Une solution est l'acquisition de compétences : se former. Une bonne façon de mettre en place un programme d'auto-formation est de s'inspirer du "tip" #16 sur le Flow.

Une autre solution est de reconnaître que oui, sur ce point très particulier, il y a une fragilité qui fait qu'on n'y arrive pas.
Pour autant, il existe peut-être des solutions de contournement, des façons de déléguer.
La recherche de telles solutions est déjà une mise en action.

Deuxième cas : l'incompétence ressentie est vraie, mais en partie seulement

Je reprends la fragilité évoquée ci-dessus.
Elle peut-être très localisée : on peut croire qu'elle porte sur tout un domaine alors qu'en réalité elle ne porte que sur quelques points particuliers.

Par exemple : J'ai longtemps cru que j'étais pas-doué (vraiment nul) en bricolage et plus généralement pour tout ce qui est manuel. Pourtant c'est inexact : j'apprends facilement certains enchaînement de gestes fins (jouer du piano), je n'ai pas de difficulté particulière dans la lecture de plans et la représentation des objets dans l'espace. Ma difficulté est localisée : assembler/désassembler, comprendre ou réaliser des assemblages et leur fonctionnement dynamique (la synchronisation de leurs mouvements). Mais ça ne couvre pas tout le domaine du travail manuel !

Il est utile de bien repérer sur quels cas très particuliers porte la fragilité de compétence.
Pour ne pas se croire définitivement incompétent là où on pourrait devenir compétent, c'est-à-dire partout ailleurs !

Troisième cas : l'incompétence ressentie est fausse, ce n'est qu'un ressenti

On peut avoir acquis de façon durable l'illusion de l'incapacité, renforcée par le manque de confiance.
Les réussites n'y changent rien : ces impressions perdurent malgré les réussites.

Une solution est de prendre appui sur les réussites objectives du passé, prendre conscience que objectivement j'ai les ressources pour y arriver même si je ne le ressens pas, et rationnellement avoir confiance en ces ressources.

Mon ressenti n'est pas forcément vrai. Dans la réalité l'action est possible, c'est mon ressenti qui la rend impossible.
L'émotion de peur, de manque de confiance, est réelle, il ne faut pas la nier, mais la réalité est autre que ce que j'en perçois.

Cet extrait de Indiana Jones 3 illustre bien ce que je veux dire : https://youtu.be/q-JIfjNnnMA .

En ce qui concerne les émotions, bonne nouvelle, on peut les gérer ! J'en parlerai dans les "Motivation tips" #33 à #35.

Mise en pratique #30

Je reviens sur la fragilité (le handicap ?) de compétences qui porte sur un domaine particulier, domaine dont on ne connaît pas précisément le périmètre.
L'enjeu de la connaissance fine de ce périmètre est de cesser de se croire structurellement incompétent là où on pourrait devenir compétent.

Lorsqu'on ressent l'impression d'incompétence, ce ressenti peut être accompagné d'une émotion intense (tristesse, colère, abattement…).
Si c'est le cas, avant de travailler sur le sujet de la compétence, il est bon de travailler sur l'émotion ressentie.
Pour cela, je recommande la lecture et la mise en pratique des techniques de gestion des émotions décrites dans les "Motivation tips" #33 à #35.
Il sera ensuite beaucoup plus facile de s'approcher sereinement de ses zones de fragilité de compétence.

Pour délimiter avec précision le périmètre de ces zones (restreintes) de fragilités de compétence, on peut s'aider d'un regard extérieur et objectif :

  • Le dialogue avec des amis proches, de préférence des amis de longue date, qui ont pu observer des choses qui nous échappent. Objectifs de la conversation : connaître ses propres fragilités structurelles de compétence, et surtout connaître là où ces fragilités s'arrêtent, là où une acquisition de compétence deviendrait possible.

  • Des simulations, comme la MRS de France Travail (Méthode de Recrutement par Simulation), ou des stages et mises en situation, qui mettent en valeur des points forts qu'on peut parfois ignorer.
    Dans ma situation personnelle vis-à-vis du bricolage, c'est une MRS qui m'a révélé que mes difficultés étaient bien plus restreintes que ce que j'imaginais.

  • Des bilans de compétences, qui permettent de révéler des talents insoupçonnés même dans des expériences professionnelles insatisfaisantes. Pour ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

  • Des tests psychologiques, qui mettent en lumière ce qui constitue réellement des fragilités (je pense à tous les tests liés aux neuro-atypismes), et indirectement, mettent en lumière les situations qui ne sont pas des fragilités structurelles et qui permettent donc une progression.

À partir de ces informations objectives, trois axes de travail sont envisageables :

  • Savourer : vous avez davantage de potentiel que ce que vous imaginiez.
  • Puis commencer à acquérir des compétences sur les domaines où vous vous pensiez structurellement incompétent auparavant.
  • Et également, exercer votre inventivité pour créer des "béquilles", des solutions de contournement pour que les domaines d'incompétence ne soient plus des barrières, mais simplement des obstacles à contourner. Qu'ils ne vous empêchent pas d'avancer en tout cas.

Gros travail, mais gros enjeux de Vie !

Et ensuite ?

Dans le "Motivation tip" #31, je parlerai des situations perçues comme impossibles : "De toute façon, personne n'y peut rien".


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